Panneaux d’exposition : concevoir des supports qui donnent vraiment envie de lire
Vous avez les bons contenus.
Des textes validés avec soin. Des photographies d’archives remarquables. Des œuvres à contextualiser. Des années de recherches parfois condensées en quelques mètres carrés.
Et pourtant, une fois tous ces contenus installés sur les murs, quelque chose peut se perdre.
Le visiteur s’approche.
Il regarde.
Il voit un titre, plusieurs paragraphes, une photographie, une légende…
Puis son regard glisse.
Et il passe au panneau suivant.
Un panneau d’exposition peut contenir toutes les bonnes informations et pourtant ne pas être lu.
C’est là que le graphisme intervient.
Non pas pour simplifier le contenu.
Mais pour donner envie d’y entrer.
Un panneau d’exposition n’est pas une page agrandie
C’est probablement l’erreur la plus fréquente.
Un texte est rédigé et validé.
Des photographies sont sélectionnées.
Les légendes sont prêtes.
Il ne resterait plus qu’à « mettre tout cela en page ».
Mais un panneau d’exposition ne se lit pas comme une brochure, un catalogue ou une page web.
Il existe dans un espace.
Le visiteur le découvre à plusieurs mètres.
Il marche.
Il s’arrête.
Il est attiré par une œuvre située à côté.
Il discute.
Il revient.
Il lit parfois seulement le titre.
Puis une phrase.
Puis, si quelque chose l’accroche, il décide d’aller plus loin.
Le graphisme d’un panneau doit donc répondre à une question essentielle :
comment donner au visiteur plusieurs portes d’entrée dans un contenu exigeant ?
C’est précisément le rôle de la hiérarchie visuelle.
Le véritable risque : avoir beaucoup à transmettre… et ne plus être lu
Dans une exposition culturelle ou patrimoniale, la tentation est compréhensible.
Tout semble important.
Une date apporte une nuance.
Une citation éclaire le contexte.
Une photographie mérite son explication.
Une précision historique ne peut pas disparaître.
Alors le panneau se remplit.
Puis les caractères diminuent.
Les espaces disparaissent.
Les images rétrécissent.
Et progressivement, l’exigence scientifique produit l’effet inverse de celui recherché :
le visiteur renonce avant même d’avoir commencé à lire.
Pour moi, rendre un contenu accessible ne signifie surtout pas l’appauvrir.
Je crois profondément que les publics sont curieux et intelligents.
Ils peuvent rencontrer des sujets complexes, historiques, scientifiques ou artistiques.
Encore faut-il leur donner un chemin pour y entrer.
Le rôle du design graphique est précisément de construire ce chemin.
Vous préparez des panneaux pour une exposition ?
Musée, site patrimonial, collectivité, association culturelle : je conçois l’univers graphique et la mise en page de vos panneaux d’exposition, cartels, kakémonos et supports de médiation.
J’interviens à partir de vos contenus pour construire une lecture claire, sensible et cohérente avec votre projet scientifique et votre lieu.
Parlons de votre projet d’exposition
06 63 75 17 62
Donner envie de lire sans simplifier le propos
C’est probablement l’enjeu auquel je suis le plus attachée.
Je n’aime pas l’idée selon laquelle il faudrait abaisser le niveau d’exigence pour rendre la culture accessible.
Entre un panneau savant mais intimidant et un contenu tellement simplifié qu’il perd sa substance, il existe une autre voie.
Créer une hiérarchie.
Un titre peut ouvrir une question.
Une photographie peut provoquer une émotion.
Une citation peut donner envie de comprendre son contexte.
Un chiffre peut devenir un point d’entrée.
Un détail peut attirer le regard vers une histoire plus vaste.
Le visiteur n’est alors pas confronté à un bloc d’informations.
Il peut entrer progressivement dans le contenu.
Le graphisme ne remplace pas le discours scientifique.
Il lui donne une forme qui permet la rencontre.
C’est également la philosophie qui guide mon travail de graphiste spécialisée dans les musées et les expositions.
La hiérarchie visuelle crée un parcours de lecture
Lorsque je travaille sur des panneaux d’exposition, je ne commence pas par me demander comment « remplir » le format.
Je cherche d’abord à comprendre ce qui doit être perçu.
Puis ce qui doit être lu.
Puis ce qui doit être découvert.
Tout ne peut pas avoir la même intensité.
Un titre n’a pas le même rôle qu’une légende.
Une photographie d’archive n’a pas le même statut qu’un texte introductif.
Une citation n’a pas nécessairement besoin d’être traitée comme un paragraphe supplémentaire.
Le vide lui-même joue un rôle.
Il permet de séparer, de rythmer, de donner de la valeur et de laisser respirer le regard.
Typographie, corps, interlignage, largeur des colonnes, contrastes, couleurs, rapports entre textes et images : ces choix peuvent sembler minuscules.
Pourtant, mis ensemble, ils déterminent une chose très concrète :
est-ce que le visiteur aura envie de s’approcher et de poursuivre sa lecture ?
Le panneau doit aussi être pensé à l’échelle du lieu
Un panneau peut être parfaitement composé sur un écran de 27 pouces et perdre une grande partie de son efficacité une fois imprimé à deux mètres de hauteur.
Parce qu’il ne sera jamais regardé dans les mêmes conditions.
Il faut penser :
la distance de lecture,
la circulation,
la hauteur du regard,
les dimensions réelles,
les autres éléments présents dans l’espace,
la lumière,
les supports,
les contraintes techniques de fabrication,
mais également la succession des panneaux.
Car le visiteur ne rencontre généralement pas un panneau isolé.
Il rencontre un ensemble.
Couleurs, typographies, signes graphiques et principes de composition permettent alors de créer une continuité.
Le visiteur comprend intuitivement qu’il avance dans le même récit.
C’est pourquoi je conçois les panneaux comme une composante de l’environnement graphique et de la signalétique d’exposition, et non comme une succession de pages indépendantes.
Un exemple : 15 panneaux patrimoniaux à Saint-Sulpice
Pour les Journées Européennes du Patrimoine, j’ai conçu la direction artistique et le graphisme d’un ensemble de 15 panneaux consacrés au grand orgue de l’église Saint-Sulpice à Paris.
Le défi était particulièrement intéressant.
Il fallait transmettre un contenu patrimonial dense et exigeant dans un lieu qui, lui-même, possède une présence architecturale considérable.
Les panneaux étaient installés sous la forme de grands totems triangulaires d’environ deux mètres de haut.
Il fallait donc penser simultanément :
le contenu, la lecture, l’échelle et l’espace.
Textes historiques, photographies, titres et éléments graphiques devaient fonctionner ensemble sans entrer en concurrence avec le lieu.
Le graphisme devait être suffisamment présent pour attirer le visiteur, mais suffisamment juste pour rester au service du patrimoine.
Découvrir le projet de panneaux scénographiques de Saint-Sulpice
Le graphisme peut devenir le fil conducteur de toute l’exposition
Lorsque plusieurs panneaux, cartels ou dispositifs jalonnent une exposition, un autre enjeu apparaît :
comment faire sentir qu’ils appartiennent tous à la même histoire ?
C’est là qu’un système graphique devient précieux.
Une couleur peut signaler une famille de contenus.
Un principe typographique peut permettre au visiteur de reconnaître immédiatement un niveau d’information.
Un signe peut revenir de salle en salle.
Une photographie peut être traitée selon un langage commun.
Le graphisme crée alors une continuité discrète.
Il accompagne le visiteur sans lui imposer un mode d’emploi.
J’ai notamment travaillé cette logique pour une exposition hors les murs du Musée des Confluences, où l’environnement graphique devait relier plusieurs espaces d’exposition.
Le système graphique ne servait donc pas seulement à rendre les panneaux cohérents.
Il permettait de faire exister une même exposition à travers plusieurs lieux.
De l’identité visuelle aux panneaux : une exposition doit parler le même langage
Une affiche peut donner envie de venir.
Les panneaux doivent ensuite tenir la promesse.
C’est pourquoi je trouve particulièrement intéressant d’intervenir sur plusieurs dimensions d’un même projet :
identité visuelle,
affiche,
panneaux,
cartels,
kakémonos,
signalétique,
programmes,
supports numériques.
Le visiteur rencontre alors un même langage avant et pendant l’exposition.
Cette continuité est au cœur de mon approche du graphisme culturel pour les expositions et événements artistiques.
J’explique d’ailleurs dans mon précédent article pourquoi la communication d’une exposition commence avant la première salle.
Les panneaux en sont, d’une certaine manière, la suite logique.
L’affiche donne envie d’entrer.
Le panneau donne envie de rester, de regarder et de comprendre.
Vous avez déjà les textes et les images ? C’est justement le bon moment pour me contacter
Il n’est pas nécessaire d’attendre que chaque détail soit définitivement figé.
Au contraire.
Intervenir suffisamment tôt permet de confronter les contenus aux formats réels et d’anticiper les difficultés :
un texte beaucoup trop long pour l’espace disponible,
une photographie dont la définition ne permettra pas l’agrandissement prévu,
un panneau qui nécessite plusieurs niveaux de lecture,
un ensemble de contenus qui gagnerait à être organisé autrement visuellement,
ou encore des contraintes de fabrication à intégrer dès la conception.
Mon rôle n’est pas de modifier votre contenu scientifique à votre place.
Il est de vous aider à lui donner la forme graphique la plus juste.
Concevoir vos panneaux d’exposition : ce que je peux prendre en charge
Selon l’état d’avancement de votre projet, je peux intervenir sur :
- la direction artistique de l’exposition ;
- la conception de l’univers graphique ;
- la hiérarchisation visuelle des contenus ;
- la mise en page des panneaux d’exposition ;
- les cartels et supports de médiation ;
- le traitement des photographies et documents d’archives ;
- la création d’illustrations et d’éléments graphiques ;
- les kakémonos, bâches, vitrophanies et grands formats ;
- la signalétique associée au parcours ;
- les déclinaisons de l’identité visuelle ;
- la préparation des fichiers destinés à la fabrication.
Vous pouvez également découvrir plusieurs exemples de graphisme réalisé pour des expositions et des musées.
Concrétiser votre projet de panneaux d’exposition
Vous préparez une exposition artistique, historique, scientifique ou patrimoniale ?
Vous disposez déjà des textes et des visuels, ou vous êtes encore en train de construire le parcours ?
Je conçois des panneaux d’exposition qui associent exigence graphique, lisibilité, sens et compréhension des contraintes culturelles.
L’objectif n’est pas simplement que vos contenus tiennent sur les panneaux.
C’est que le public ait envie de s’en approcher.
Puis de lire.
Puis de poursuivre.
Parlons de votre projet de panneaux d’exposition
06 63 75 17 62
Basée à Lyon, j’accompagne des musées, institutions culturelles et lieux patrimoniaux à Lyon et partout en France.